Les propriétés anti-inflammatoires de l’huile de chanvre

Nombreux scientifiques sont unanimes quant à la capacité de l’huile de chanvre à soulager les inflammations. Ce dossier révèle l’origine réelle de l’action anti-inflammatoire de cette huile végétale, extraite des graines de Cannabis sativa. Et quels sont les différents bénéfices que l’on peut tirer grâce à cette propriété ?

Chose importante à noter !

huile de chanvre

L’action anti-inflammatoire de l’huile de chanvre est due à sa richesse en oméga-3

Il est important de noter avant toute chose que cette huile végétale n’est nullement psychotrope. On l’obtient grâce à un procédé de pression à froid des graines de chanvre cultivé, qui ne contient pas, ou du moins très peu, de THC. Il s’agit du tétrahydrocannabinol, la substance chimique stupéfiante dans le cannabis.

L’huile de chanvre ne doit pas non plus être mélangée avec l’huile de cannabidiol. Cette dernière est produite à partir des tiges, feuilles et fleurs de la plante. Elle se distingue par sa concentration élevée en cannabidiol ou CBD, qui est également un cannabinoïde comme le THC. Celui-ci n’est pas toutefois psychotrope.

Huile de chanvre : Ses composés à effet anti-inflammatoire

– De l’oméga-3

La présence d’oméga-3 dans l’huile de chanvre explique principalement son effet anti-inflammatoire. On y trouve de l’acide alpha-linolénique, à hauteur de 17 à 20 %. Cet acide gras polyinsaturé, en effet, une fois dans l’organisme, est à l’origine de nombreux composés aux propriétés anti-inflammatoires. Parmi ceux-ci, nous citons par exemple les prostaglandines, eicosanoïdes et leucotriènes.

– Du cannabidiol

Cette huile végétale renferme aussi du cannabidiol, mais à une teneur néanmoins réduite par rapport à l’huile de cannabidiol. C’est l’un des principaux cannabinoïdes contenus dans le chanvre et d’ailleurs le plus étudié, après le THC. Cette molécule agit comme un antalgique et anti-inflammatoire, en inhibant l’activité de certains récepteurs impliqués dans la douleur. (1)

Huile de chanvre : Ses applications thérapeutiques

Grâce à cette propriété anti-inflammatoire, ce produit peut être employé pour traiter diverses maladies :

– Problèmes cutanés

Il s’agit d’un excellent soin pour traiter les divers problèmes cutanés. Cette huile végétale apaise les inflammations et rougeurs, telles qu’en cas d’acné, eczéma, et de rosacée. Son application permet, par ailleurs, d’améliorer la structure de la peau et la rendre plus résistante aux infections.

– Maladies neurodégéneratives

De par sa richesse en acides gras polyinsaturés et son action anti-inflammatoire, cette huile permet de prévenir la dégradation des neurones. Il est connu que l’ALA limite le vieillissement cérébral et le déclin cognitif (perte de mémoire, difficulté à se concentrer). Certaines revues ont même parlé des bienfaits de l’oméga-3 pour ralentir les formes moins avancées de la maladie d’Alzheimer. (2)

– Infarctus du myocarde

Grâce à sa propriété anti-inflammatoire, l’huile de chanvre empêche la formation des caillots sanguins, à l’origine de l’infarctus du myocarde. Ce remède contribue en effet à la fluidification du sang, lorsqu’il est employé comme moyen de prévention. En revanche, quand il est utilisé en traitement, il protège les parois des artères. Notons que l’inflammation chronique conduit à l’altération des tissus, dont ceux des vaisseaux sanguins.

Quelle huile de chanvre choisir ?

Pour profiter de ces bienfaits, il convient de bien choisir son huile de chanvre.

  • Préférez les produits bio, dont les processus de fabrication depuis la culture à la mise en bouteille respectent les normes biologiques.
  • Vérifiez que l’huile ait été pressée à froid. Du fait de sa haute teneur en acides gras, ce produit est en réalité très sensible à l’oxydation. Il pourrait perdre tous ses principes actifs.
  • Les capsules sont préférables aux huiles en bouteilles. Celles-ci se conservent plus longtemps et sont plus efficaces.

Références

(1) N Bruni et al. « Effet des cannabinoïdes dans le traitement de la douleur et de l’inflammation ». Molécules, 2018 Oct;23(10):2478.
(2) P. Barberger-Gateau. « Nutrition, lipides et vieillissement cérébral ». Revue de Nutrition Pratique et Dietécom, 2010.

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